| 10-01 00:00: | Réunion de la CAN - 10 et 11 janvier 2009 |
| 10-01 00:00: | Michel Eliard à Besançon (25) |
| 24-01 00:00: | Assemblée générale d’Europa Laïca |
| 25-01 12:00: | Marc Blondel à Dijon (21) |
| 31-01 00:00: | Jacques Lafouge à Béziers |
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Les discours au banquet du 21 mars, puis au Panthéon le 22, les communications des 22-23-24 mars sont, pour une large part, prêts. Malheureusement, il reste encore un certain nombre de textes pour lesquels nous devons procéder à un décryptage à partir des enregistrements magnétiques.
Ce procédé est, on le sait, long et complexe.
Il est en cours.
L’IRELP remercie les souscripteurs et étudie la forme concrète par laquelle leur soutien ouvrira droit à une édition spéciale.
L’IRELP informera de la suite des opérations dans les meilleurs délais.
Paris, le 13 décembre 2008.
Lors de la réunion de compte-rendu de mandat du XVIIème arrondissement, le 4 décembre, Bertrand Delanoë, Maire de Paris, interrogé par la Fédération de Paris de la Libre Pensée, a assuré que la Ville de Paris n’a pas contribué au financement de la visite du Pape Benoit XVI, en septembre dernier.
La Fédération de Paris de la Libre Pensée se félicite de cette déclaration qui, sans répondre à toutes ses inquiétudes sur la situation de la laïcité à Paris, va dans le bon sens et confirme, s’il en était besoin, la justesse du combat que mène la Libre Pensée.
Elle continuera d’œuvrer pour le plein et strict respect du principe de laïcité, tel que défini par la loi de séparation des Eglises et de l’Etat, qui stipule en son article 2 que « l’Etat ne reconnaît, ne salarie, ni ne subventionne aucun culte ».
Paris, le 11 décembre 2008.
Le directeur du Musée Sakharov, Iouri Samodourov, a été contraint de présenter sa démission de ses fonctions le 19 août 2008. Iouri Samoroudov est actuellement l’objet d’une campagne de menaces en raison de l’activité du Musée, notamment contre les dogmes religieux.
Il a organisé en 2007 une exposition intitulée « Art Interdit » ce qui lui a valu des menaces de l’Eglise orthodoxe, considérant les œuvres présentées comme « offensantes ». Il est actuellement inculpé de « incitation à la haine » et de « atteinte à la dignité humaine ».
Iouri Samoroudov a déjà, en 2005, été condamné à une lourde amende sur une inculpation similaire alors qu’une exposition du Musée Sakharov avait été saccagée par des cléricaux.
La Libre Pensée française s’élève contre les atteintes à la liberté d’expression artistique, rappelant le régime Brejnev. La Libre Pensée française demande la levée des inculpations contre Iouri Samoroudov et l’assure de sa totale solidarité.
Le Grand Maître du GODF et le Président de la Fédération Nationale de la Libre Pensée, accompagné du secrétaire général, ont fait le point le 2 juillet 2008 sur les actions menées en commun par leurs organisations respectives et les associations laïques devant les menaces qui pèsent sur la laïcité et plus particulièrement sur le respect intégral de la loi de 1905 sur la séparation des Eglises et de l’Etat.
Ils se sont félicités de la mobilisation suscitée par les déclarations présidentielles et gouvernementales concernant la nécessité « d’adapter » les principes républicains en la matière.
Ils considèrent la laïcité comme l’élément indispensable à l’évolution de la société contemporaine et dénoncent les risques de communautarisme, sous prétexte de diversité.
Liberté, Egalité, Fraternité, reste la référence de l’idéal républicain.
Ils s’engagent publiquement à sensibiliser l’opinion devant toute atteinte à ces principes et appellent leurs adhérents à la vigilance.
Paris, le 2/7/2008
AP - Dimanche 11 mai, 17h40
PARIS - Le gouvernement réfléchit à une réhabilitation "au cas par cas" des soldats français fusillés durant la première guerre mondiale pour désertion, mutineries ou refus d’obéissance, a déclaré dimanche sur France Info le secrétaire d’Etat à la Défense et aux Anciens combattants Jean-Marie Bockel.
Quelque 600 soldats ont été fusillés au cours de la Grande Guerre, "soit de manière individuelle pour des faits de refus de combattre ou autre dès le début de la guerre en 1914, soit de manière plus collective" au cours des mutineries de 1917, a expliqué M. Bockel.
"Nous préparons la possibilité, après cet examen au cas par cas, de donner un signe de réconciliation par rapport à un certain nombre de ces soldats", a ajouté le secrétaire d’État. "On doit être dans une démarche de réconciliation nationale, on ne doit pas opposer ceux qui ont combattu, qui sont morts pour la France et ceux qui sont morts" fusillés.
"On peut considérer qu’un certain nombre de soldats se sont bravement battus avant de commettre les actes pour lesquels ils ont été condamnés et exécutés", note M. Bockel.
En 1998, Lionel Jospin, alors Premier ministre, avait proposé la réhabilitation des mutins. Le président de l’époque, Jacques Chirac, avait cependant jugé cette volonté "inopportune". Il y a dix ans, "on était dans un contexte différent", a estimé Jean-Marie Bockel.
"Dans ce domaine de la mémoire, au fur et à mesure que les années passent, on rentre dans l’histoire et on sort peut-être de ressentiments ou d’éléments de clivages qui peuvent survivre très longtemps. Il y a un temps pour tout et il y a un temps pour la réconciliation", dit-il. "Il y a dix ans, ce temps n’était pas encore venu. Aujourd’hui, il est venu". AP

Voici ce qu’en dit le journal La Croix : « Cette signature, jeudi, sous les ors du grand salon du Quai d’Orsay, est historique. Elle revient sur une situation d’infériorité de l’enseignement supérieur catholique vieille de plus d’un siècle. Car si, en 1875, la IIIe République a proclamé la liberté de l’enseignement supérieur, elle avait très vite, des 1880, à l’initiative de Paul Bert et Jules Ferry, réservé l’attribution des titres universitaires aux seules universités publiques. En 1984, le Conseil d’Etat a estimé que ce principe du monopole d’Etat de la collation des grades universitaires s’imposait même au législateur…
Le processus de Bologne (Union européenne) par lequel 29 Etats européens – dont la France et le Saint-Siège – se sont engagés à établir d’ici à 2010 un espace européen de l’enseignement supérieur, est venu brouiller les cartes. En reconnaissant les diplômes étrangers, la France reconnaissait, de fait, les diplômes délivrés par des institutions catholiques de ses partenaires européens. La République devait aussi reconnaître les diplômes canoniques reconnus chez ses partenaires ».
Il apparaît donc clairement, qu’une fois de plus, l’Union européenne est une machine de guerre contre la République laïque. Elle mérite bien le surnom, donné par la Libre Pensée dès 1954, « d’Europe vaticane » .
Le vendredi 25 janvier 2008, une délégation de la Fédération nationale de la Libre Pensée, conduite par Marc Blondel (Président) avait été reçue par Monsieur Faugère, directeur de Cabinet du Premier ministre, assisté d’une collaboratrice.
La délégation remettait alors une note à Matignon. Celle-ci indiquait : « Dans son discours au palais du Latran, Le Président de la République Nicolas Sarkozy a évoqué le rôle de l’Église catholique dans l’enseignement supérieur : « Aujourd’hui encore, la République maintient les congrégations sous une forme de tutelle, refuse de reconnaître un caractère cultuel à l’action caritative ou aux moyens de communication des Églises, répugne à reconnaître la valeur des diplômes délivrés dans les établissements d’enseignement supérieur catholique alors que la Convention de Bologne le prévoit, n’accorde aucune valeur aux diplômes de théologie… »
Nicolas Sarkozy fait explicitement référence au processus de Bologne, instauré par l’Union européenne et inspirateur des deux réformes les plus récentes de l’Université française : le LMD (Licence-Master-Doctorat) et la LRU (Loi relative aux libertés et responsabilités des Universités). Le processus de Bologne est effectivement contraire à l’esprit laïque et républicain de l’institution universitaire française, ignorant purement et simplement toute distinction entre les formes d’enseignement supérieur, publiques ou privées, confessionnelles ou non.
Cet appel à la reconnaissance des diplômes supérieurs privés catholiques (ou d’autres religions) est contraire à la loi de séparation des Églises et de l’État (1905), mais également des plus anciens fondements de l’Université Française : son institution (1808) posant en principe le monopole de la collation des grades universitaires par l’État, restauré et réaffirmé par la loi de 1880 corrigeant la loi de 1875. » Ajoutons aussi que, manifestement, cet « acte diplomatique » s’inscrit dans la mise en œuvre grandissante de l’autonomie des universités. Faisant écho à ce discours de Rome du Président de la République, la Libre Pensée s’est ainsi inquiétée d’une possible remise en cause de la loi du 18 mars 1880 décrétant le monopole de la collation des grades par l’État, pour permettre aux établissements religieux d’en faire de même. Le Cabinet nous a alors répondu qu’il fallait comprendre cette déclaration dans le sens d’une prise en compte des diplômes de théologie délivrés par d’autres universités européennes. Le Cabinet du Premier Ministre nous a cependant indiqué que la loi de 1880 ne sera pas modifiée.
La Libre Pensée était reçue ensuite, quelques semaines après, au Ministère de l’Education nationale, par deux collaborateurs de monsieur Xavier Darcos. A la même question posée, ils apportaient la même réponse qu’à Matignon, néanmoins la note précitée fut déposée. La Libre Pensée comprend enfin pourquoi monsieur Darcos, contrairement à tous ses engagements répétés, refuse toujours de nous recevoir.
Le monopole de la collation des grades a mis la France relativement à l’abri des errements que l’on connaît aux États-Unis à propos du créationnisme. Dans ce pays, les facultés religieuses délivrent des diplômes sanctifiant « la création du monde en six jours ». Ces diplômes sont reconnus comme ceux délivrés par les Universités publiques. En France, cela est encore impossible.
Est-ce cela que le Président de la République veut détruire ? On peut légitimement le penser en lisant le discours présidentiel du Latran en direction de l’Eglise catholique : « Partout où vous agirez, dans les banlieues, dans les institutions, auprès des jeunes, dans le dialogue interreligieux, dans les universités, je vous soutiendrai. La France a besoin de votre générosité, de votre courage, de votre espérance. » Mais la messe n’est pas encore dite. Même la Croix le reconnaît : « Reste à savoir quand cet accord sera applicable. Jeudi, le Quai d’Orsay n’était pas en mesure de préciser si une ratification par voie parlementaire était requise. Il faudrait alors compter avec les réactions laïques : aux lendemains du discours du Latran, quand le Président de la République avait évoqué cette idée de reconnaître les diplômes des universités catholiques, nombreux avaient été ceux qui dénoncèrent « la fin du service public laïque ».
La Libre Pensée demande à tous les parlementaires (députés et sénateurs) d’interpeller le gouvernement sur cette question et de refuser de ratifier cet acte antilaïque.
Paris, le 22 décembre 2008





